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  • Edition de l'annuaire Médical Support Papier
    Après avoir réussi le lancement du portail d’informations médicales sur Internet www.1sante.com classé 34 ème sur le site www.hitparade.com (site de mesure d'audience des sites francophones source : 21/04/2003) . Nous avons entammé l’édition de l’annuaire 1sante sur papier permettant aux professionnels de la santé d’être regroupés et répertoriés selon leur spécialité médicale et leur région géographique, offrant ainsi un guide d’information médicale Algérien utile et fiable, malhereusement ce projet est bloqué au Ministère de la justice faute d'obtention de l'agrément depuis le 13/02/2005.

    Grippe pandémique H1N1 2009
    2 DÉCEMBRE 2009 | GENÈVE -- L’OMS a été informée de ce que deux groupes de patients avaient été récemment infectés par des virus H1N1 résistant à l’oseltamivir. Ces deux groupes, détectés l’un au pays de Galles, Royaume-Uni, et l’autre en Caroline du Nord, États-Unis d’Amérique, sont apparus dans une seule salle d’hôpital et ont touché des patients dont le système immunitaire était gravement déprimé

    Le virus du Nil occidental poursuit sa progression aux Etats-Unis
    Posted under Différents Dossiers by webmaster on Saturday 31 August 2002 @ 04:28AM CDT

    Les spécialistes de microbiologie disent de lui que c'est le parfait exemple d'"une émergence virale à fort potentiel de réussite". S'il n'est en aucune manière comparable à celui du sida, responsable en moins d'un quart de siècle d'une pandémie hautement meurtrière et sexuellement transmissible, le virus du Nil occidental ou "West-Nile" aura, pour sa part, réussi en un peu plus d'un demi-siècle à élargir de manière considérable son champ d'action pathogène.
    Il se déploie aujourd'hui rapidement aux Etats-Unis, où sa présence est signalée sur la majorité du territoire. Près de quatre cents personnes sont atteintes par la maladie, et seize en sont mortes.
    Identifié pour la première fois en 1937 dans la province ougandaise dont il porte depuis le nom, ce virus a d'abord progressé vers le nord jusqu'à la Roumanie et la République tchèque. Il a, dans le même temps, gagné le Moyen-Orient jusqu'à l'Inde, puis touché la plupart des pays méditerranéens.
    LA PEUR DU BIOTERRORISME
    Face à une telle dynamique infectieuse, beaucoup parmi les virologistes redoutaient que cet agent pathogène franchisse un jour l'Atlantique. Ce fut chose faite en octobre 1999, lorsqu'on observa brutalement trente-sept cas a priori inexplicables d'encéphalites, parmi lesquels quatre décès, alors même que de nombreux oiseaux du zoo du Bronx mouraient. Après de nombreux tâtonnements diagnostiques et la crainte, déjà, d'une action bioterroriste conduite par l'Irak, les spécialistes américains reconnurent que le "virus de New York" n'était en fait rien d'autre qu'une souche de virus du Nil occidental très proche d'une souche isolée peu de temps auparavant au Moyen-Orient. Durant cet automne 1999, des tonnes de malathion furent déversées dans les rues de New York et on crut, un instant, l'affaire réglée. Elle ne l'était pas.
    Membre de la famille des flavivirus (agents pathogènes responsables de différentes formes d'infections, souvent graves, du système nerveux central humain), le virus du Nil occidental contamine l'homme par l'intermédiaire de piqûres de certains moustiques ornithophiles du genre Culex. On le retrouve de ce fait très fréquemment dans les zones humides où cohabitent les moustiques et des oiseaux aquatiques qui constituent le "réservoir" de cet agent pathogène. L'homme et le cheval peuvent être contaminés, comme ce fut le cas pour la race équine en Camargue, fin 2000.
    L'infection se caractérise par une fièvre intense accompagnée de maux de tête, de douleurs dorsales et musculaires, d'une toux, de gonflements ganglionnaires situés au niveau du cou, ainsi que, souvent, d'une éruption cutanée, de nausées et de douleurs abdominales. Dans près de dix pour cent des cas, les médecins observent des complications infectieuses sévères (encéphalites, hépatites, pancréatites ou myocardites), dont l'évolution peut être mortelle, notamment chez les jeunes enfants et chez les personnes âgées. On ne dispose alors d'aucun traitement médicamenteux spécifique efficace.
    DISPERSION GÉOGRAPHIQUE
    Ces dernières années, plusieurs épidémies dues au virus du Nil occidental ont été observées, notamment en 1996, à Bucarest, où elles étaient directement liées aux très mauvaises conditions d'hygiène. Les habitants de la capitale roumaine, entassés dans des immeubles vétustes, élevaient alors des poulets dans les escaliers et les cours, tandis que des Culex proliféraient dans toute la ville. Cinq cents cas d'infection clinique avaient été recensés, parmi lesquels quarante décès. La même année, grâce aux travaux du docteur Bernard Le Guenno (Institut Pasteur de Paris), le virus du Nil occidental était identifié chez une centaine de chevaux marocains. Le spécialiste concluait que les mêmes oiseaux migrateurs étaient, selon toute vraisemblance, à l'origine des épidémies marocaine et roumaine (Le Monde des 25 septembre et 12 décembre 1996).
    "L'aire de dispersion géographique de ce virus est considérable, comprenant de nombreux foyers reliés par les mouvements des oiseaux migrateurs de l'Ancien Monde. Elle s'étend de l'Europe, du Centre et du Sud, à l'Afrique du Nord, au Moyen-Orient, à l'Asie centrale, à l'Inde et à toute l'Afrique tropicale", écrivait dans le numéro daté juillet-août 2000 de la revue Virologie le professeur Claude Chastel (CHU de Brest). Plus que la piste bioterroriste irakienne, ce virologue plaidait pour un scénario beaucoup plus simple pour expliquer l'introduction du virus du Nil occidental sur le sol américain. "Grâce aux grands avions modernes, des moustiques infectés ou des malades a priori contagieux peuvent très rapidement voyager entre le Moyen-Orient et New York : le virus en a profité pour coloniser un nouvel écosystème et, aux Etats-Unis, des oiseaux infectés sont d'ores et déjà parvenus à diffuser cette maladie jusque dans le Connecticut. On craint maintenant que ce virus ne colonise le sud des Etats-Unis, les Caraïbes et l'Amérique du Sud."
    Deux ans plus tard, c'est chose faite ou presque, comme en témoignent les dernières observations des épidémiologistes américains. A quoi tient une telle rapidité de la progression qui a conduit ce virus de la Côte est jusqu'aux Rocheuses ? Certains y voient l'une des premières conséquences directes du réchauffement de la planète dans le champ des pathologies animales et humaines via un plus grand champ d'action des moustiques vecteurs. "Il est aujourd'hui à mon sens très difficile de démontrer l'existence d'une corrélation aussi forte, explique Stéphan Zientara (direction de la santé animale, Agence française de sécurité sanitaire des aliments). Si le facteur climatique doit évidemment être pris en compte, nous sommes là en face de systèmes où de nombreux éléments sont étroitement imbriqués, ce qui, en pratique, nous interdit de conclure de manière définitive."
    Pour sa part, le professeur Jean-Claude Manuguerra, spécialiste de virologie à l'Institut Pasteur de Paris, estime également ne pas savoir si le changement climatique est en cause. "Des maladies voisines comme la fièvre jaune ou l'encéphalopathie dite de Saint-Louis ont sévi, ou sévissent, aux Etats-Unis, précise-t-il. La dengue hémorragique, affection virale transmise par le moustique Aedes aegypti, est aux portes de ce pays : des victimes viennent d'être recensées au Mexique, et le moustique est d'ores et déjà présent de l'autre côté de la frontière."


    Jean-Yves Nau
    www.lemonde.fr




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    Mise à jour le 22/10/2012