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Posted under Actualité by on Saturday 25 September 2004 @ 08:24AM CDT
Le 25/09/2004 :La pneumonie, cause de nombreux décès d'enfants dans les pays en développement, pourrait être soignée aussi efficacement, mais avec de moindres risques, avec un antibiotique oral plutôt qu'avec des piqûres, selon une étude à paraître aujourd’hui dans la revue médicale The Lancet. Les infections respiratoires graves sont responsables de la mort de près de deux millions d'enfants de moins de 5 ans dans les pays en développement, soulignent les auteurs de cette étude internationale subventionnée notamment par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Un traitement au moyen d'injections de pénicilline est actuellement conseillé par l'OMS, ce qui implique l'utilisation de seringues, avec des risques d'infection. L'étude, portant sur environ 1.700 enfants (âgés de 3 mois à 5 ans) dans huit pays d'Afrique, d'Asie et d'Amérique du Sud, montre que la prise d'amoxicilline administrée oralement peut être aussi efficace que des injections de pénicilline. La moitié des enfants souffrant d'une forme grave de pneumonie a reçu de la pénicilline injectable et l'autre l'antibiotique oral. Au bout de 48 heures, le taux d'échec des traitements était le même (19%) dans chaque groupe. Sur 14 jours, ces taux d'échec restaient similaires (26% pour la pénicilline et 27% pour l'amoxicilline). Ce qui signifie que près des trois-quarts des enfants ont guéri dans chaque groupe. Selon l'un des auteurs, Shamin Qazi (OMS), l'utilisation d'amoxicilline orale peut réduire le risque de complications et d'infections liés à l'utilisation d'aiguilles, ainsi que les hospitalisations et les coûts des traitements. Dans un commentaire également publié dans la revue médicale britannique, l'Américain Keith Klugman (Emory University, Atlanta) estime au contraire qu'il ne faut pas en conclure une réduction des besoins d'hospitalisation. "Tous les enfants inclus dans cette étude étaient au départ hospitalisés", relève-t-il. Ils ont donc certainement bénéficié de soins médicaux, d'une aide nutritionnelle, voire de la possibilité d'être placés sous masque à oxygène, ajoute-t-il. Sans cela, "des antibiotiques oraux pourraient ne pas s'avérer suffisants pour prévenir le décès d'enfants souffrant d'une grave pneumonie" dans un environnement similaire.
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