Posted under ALGERIE by 1sante.com on Monday 15 March 2004 @ 07:22AM CST
Le 15/03/2004 :Les 15e journées pharmaceutiques nationales, organisées par la Société algérienne de pharmacie, ont été inaugurées hier à l’hôtel El Aurassi (Alger) en présence de plusieurs spécialistes. Les principaux thèmes développés sont : la politique du médicament, la thérapie génique, le rôle du pharmacien face aux catastrophes naturelles et aux maladies de l’été, l’équivalence thérapeutique et l’information médicale.
Mourad Redjimi, ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière a saisi cette opportunité pour insister sur certains des fondements majeurs de la politique pharmaceutique nationale. La nouvelle loi sur la santé dotera le domaine de la pharmacie d’une organisation nouvelle, caractérisée principalement par la création de l’Agence nationale du médicament, la séparation des organes de déontologie en conseils nationaux autonomes et le renforcement du dispositif législatif relatif à la bioéthique. Les contraintes éthiques et organisationnelles liées aux études de bioéquivalence nécessaire à la mise sur le marché de médicaments génériques importés ou produits localement seront levées et permettront, en liaison avec d’autres mécanismes incitatifs, d'accroître la part des médicaments génériques et de réduire, en conséquence, la charge financière qui pèse sur la collectivité, sachant que les derniers chiffres rendus publics par la Caisse nationale des assurances sociales (CNAS) font état d’une facture de 33 milliards de dinars algériens au titre du remboursement des médicaments pour l’année 2003. Ce chiffre représente pas moins de 41 % du budget global du secteur de la santé, et ce, sans parler du budget réservé aux produits pharmaceutiques et qui s’est élevé, pour le seul exercice 2003, à plus de 15 milliards de dinars algériens. La consommation du médicament est estimée à 600 millions de dollars annuellement alors que l’importation est évaluée à 400 millions de dollars. Les objectifs des autorités sanitaires se heurtent dans les faits à des situations complexes, en raison de l’intensité des processus de transition démographique, économique, politique et sociale que vit l’Algérie. Le système de santé est confronté à l’impérieuse nécessité de s’adapter aux nouveaux besoins de santé et au nouveau contexte économique (mondialisation, concurrence) et épidémiologique (morbidité liée aux maladies non transmissibles, accidents et maladies liées à l’environnement).
Par Kamel Benelkadi
Source www.elwatan.com
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