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SIDA
Qu'est ce que le VIH
  (Virus de l'Immunodéficience Humaine) ?

1- Composition du VIH 

Le VIH est composé d’un noyau contenant un matériel génétique (que l’on peut considérer comme le cerveau du virus), des enzymes virales, des protéines... Contrairement à une cellule, le VIH ne peut pas se reproduire à l’état libre, il a besoin d’une cellule hôte. C’est un lentivirus car il provoque une maladie à évolution lente. Son apparence est celle d’une petite sphère d’environ 1/10 000è de mm, soit 10 000 fois plus petit qu’une cellule. Le matériel biologique composé d’ARN pour le VIH et d’ADN pour les cellules. conditionne l’activité biologique de la cellule ou du virus (son développement, sa reproduction...). 



2- L’invasion de la cellule  

L’enveloppe du virus se fixe à la surface d’une cellule sur une protéine de la membrane cellulaire qui lui sert de porte d’entrée. Une fois dans la cellule, le virus perd son enveloppe, libérant ainsi son noyau. Une enzyme virale, la transcriptase inverse (reverse transcriptase en Anglais, d’où le nom de " rétro-virus " employé pour les virus qui utilisent cette enzyme) permet à l’ARN du virus de se transformer en ADN et ainsi d’intégrer le noyau de la cellule, lui aussi formé d’ADN. Le noyau de la cellule considère désormais le matériel génétique du virus comme le sien et son activité biologique va être détournée au profit du virus. La cellule va donc se mettre à synthétiser en priorité de nouveaux ARN viraux et des protéines virales qui permettront la formation de nouveaux virus. Pour que les virus soient créés, une autre enzyme, la protéase, découpe les protéines virales synthétisées par la cellule. La cellule meurt et les nouveaux virus créés se répandent dans l’organisme pour aller infecter d’autres cellules, et ainsi de suite… Les traitements actuels utilisent des médicaments (les antiviraux) qui agissent sur l’activité de ces deux enzymes, essayant de ralentir, voire d ‘empêcher la réplication du virus dans les cellules.



3- Un virus multiple 



Il existe à l’origine 2 groupes de virus du sida :
VIH 1 : présent dans le monde entier
VIH 2 : localisé principalement en Afrique de l’ouest.

La localisation des différents virus évolue car ils sont transportés par les hommes. Chacun de ces groupes est lui-même subdivisé en sous-groupes contenant une multitude de virus différents. VIH 1 et 2 se ressemblent en apparence mais il y a plus de 50% de différence entre leurs matériels génétiques. Cette différence est de 5 à 10% entre des virus d’un même sous-type. De plus, les virus évoluent dans l’organisme car la transcriptase inverse fait des erreurs lors de la copie de l’ARN, ce qui cause des mutations. Ainsi, deux personnes contaminées par les mêmes virus, au bout de quelques mois, ont dans leur sang des virus différents entre eux, et différents des virus qui les ont infectées à l’origine. Une même personne peut donc être porteuse de différents sous-types de virus (co-infection). Les virus ne se multiplient pas tous à la même vitesse et de la même façon, n’ont pas la même virulence, ne s’attaquent pas aux mêmes cibles… C’est pourquoi, par exemple, deux personnes séropositives doivent continuer à se protéger entre elles afin d’éviter les phénomènes de surcontaminations (que ce soit par voie sexuelle ou voie sanguine, voir la partie transmission), en effet, la multiplication des types de virus et des mutations diminue gravement l’efficacité des traitements, et l’irruption dans l’organisme de nouveaux virus excite le système immunitaire, augmentant l’activité des cellules infectées et donc la multiplication du virus. 

 

4-La transmission du VIH

1- Les conditions de transmission du virus

Le virus est présent dans les liquides biologiques de l'organisme des personnes atteintes.

a/ Une quantité importante de virus

- Chez tous : dans le sang
- Chez l'homme : dans le sperme, le liquide séminal (qui s'écoule au début de l'érection)
- Chez la femme : dans les sécrétions vaginales, le lait

Le virus peut se transmettre par ces liquides. Cependant, il faut qu'il y ait une quantité et une concentration de virus importantes pour qu'il y ait contamination.

Ne sont pas contaminant : la salive, la sueur, les larmes, l'urine... car le virus est présent en quantité trop faible. Il n'y a donc aucun risque de transmission dans les activités de la vie quotidienne : embrasser, serrer la main, partager des objets (verres, vaisselle...) et dans les lieux publics (piscine, toilettes...).                      

b/ Une porte d'entrée 

- Muqueuse (les muqueuses sont les membranes qui tapissent les proies internes des cavités naturelles de l'organisme : bouche, vagin, rectum...)
-Lors de rapports sexuels non protégés

- Voie sanguine  
-Transmission en cas d'utilisation d'une seringue usagée pour une injection par voie intraveineuse.
-Transmission de la mère à l'enfant pendant la grossesse et l'accouchement...

- Voie cutanée  
-En cas de blessure avec un objet souillé de sang contaminé

2- La transmission 

a/ Contamination par voie sexuelle
- Pénétration vaginale ou anale sans préservatif
- Contacts bouche-sexe ou bouche-anus

b/ Contamination par voie sanguine
- Partage de matériel d'injection
- Transfusion sanguine

c/ Contamination de la mère à l'enfant
- Transmission materno-foetale


5-Evolution de l'infection

1. Contamination
De 0 à 48 heures maximum
Exposition au virus par voie sexuelle ou sanguine Entrée du virus dans l'organisme.
- Il existe un traitement préventif d'urgence pour tenter d'éliminer le virus. Contactez les urgences hospitalières (1)
- Pas de dépistage

2. Dissémination
après 48 heures
Installation du virus dans les ganglions. Très faible concentration de virus dans le sang
- La prise d'un traitement ne permet plus d'éliminer le virus mais diminue nettement sa multiplication.
- Pas de dépistage possible.

3. Primo-infection 
entre 10 et 40 jours
Multiplication intense du virus qui devient apparent dans le sang. Le virus peut être détecté dans le sang mais les anticorps peuvent encore être absents.
- Dépistage possible du virus par la technique spécifique de PCR.
- L'antigénémie p24 devient positive à partir du 14e ou 15e jour.
- Test Elisa à partir du 21e jour.
- Traitement dit de la primo-infection afin de diminuer la multiplication du virus le plus tôt possible et d'influer sur l'avenir médical du patient.

4. Infection chronique 
à partir de 30 jours
Apparition des anticorps anti-VIH détectables dans le sang. L'infection peut rester de longues années silencieuse.
- Dépistage sérologique.
- Traitement par multithérapie possible dès confirmation sérologique du diagnostic.
- Surveillance de la charge virale et des taux de lymphocytes CD4.
- En l'absence de traitement efficace, la virémie augmente.

5. Stade sida 
10 ans et plus (2)
Avant les trithérapies, environ 50% des sujets séropositifs développaient un SIDA dix à onze ans après la contamination. Effondrement des défenses immunitaires caractérisé par une chute des lymphocytes CD4.
- Une trithérapie peut encore, à ce stade, diminuer la charge virale et restaurer partiellement les défenses immunitaires.

(1) Toutes les informations et coordonnées : Sida Info Service : 0 800 840 800 (numéro vert)
(2) La durée séparant la contamination de l'entrée dans la maladie peut varier énormément selon les individus, en fonction de leur biologie, du virus, des traitements... 

 

6-Les modes de protection

1- Lors des rapports sexuels

Pour éviter la contamination par le VIH lors des rapports sexuels, l'utilisation des préservatifs est indispensable. Cette protection doit être maintenue tant qu'une relation stable et durable n'est pas engagée et que les deux partenaires n'ont pas fait chacun un test de dépistage. Une fois que l'abandon de l'utilisation du préservatif est possible et qu'il est décidé par un couple, le risque de contamination subsiste si des rapports sexuels ont lieu sans protection avec d'autres partenaires.

- Le préservatif masculin
- Le préservatif féminin

2- En cas d'usage de drogue par voie intraveineuse


Le meilleur moyen de protection est l'utilisation systématique, pour chaque injection, de matériel de préparation neuf et d'une seringue stérile neuve. La réduction des risques liés aux usages de drogues par voie intraveineuse est facilitée par la vente libre de seringues et de trousses de prévention en pharmacie et par la distribution gratuite de matériel d'injection par les associations menant des actions de prévention.

[Référence :"Infection par le VIH et sida" - CFES - Arcat 99]

7-Le test de dépistage

Avoir recours à un dépistage constitue un acte volontaire et responsable, nul ne doit jamais être dépisté à son insu, et plusieurs raisons peuvent motiver cette démarche.

1- A quel moment ?

Grâce à l’évolution de la recherche et de la prise en charge des patients, il n’est plus nécessaire d’attendre 3 mois pour se faire dépister. Le plus sage en cas de prise de risque est d’entrer en contact le plus rapidement possible avec un service d'urgence ou un médecin. Dans tous les cas, n’hésitez pas à interroger vos contacts privilégiés : médecins généralistes, infirmières, plannings familiaux, associations... Ils sauront vous accompagner dans votre démarche, vous conseiller et vous orienter.   

Le besoin de pratiquer un test de dépistage peut intervenir à différents moments :

> Suite à une prise de risque (si celle-ci est récente - moins de 48h, il est important de consulter un service d'urgence ou un médecin le plus tôt possible) :

- relation sexuelle non protégée
- le préservatif s’est déchiré
- partage d’une seringue ou de matériel d'injection
- blessure avec un objet souillé de sang

Quelle que soit la durée qui vous sépare d’une prise de risque, il est important de consulter, il existe des tests et des prises en charges correspondant aux différentes étapes de l’infection.

> Faire le point

- pour savoir où on en est par rapport à l’infection à VIH
- parce qu’au sein d’un couple stable on souhaite ne plus utiliser de préservatifs
- parce qu’une grossesse est envisagée ou confirmée


2- Comment s’y prendre ? 

Il y a 2 façons d’avoir accès à un test de dépistage :

> Par son généraliste

Lors d’une visite chez son généraliste, on peut aborder la question du VIH et, après examen de la situation, le médecin pourra prescrire un test qui est remboursé à 100% par la Sécurité Sociale. Son ordonnance en poche, on se rend dans un laboratoire d’analyses médicales pour y effectuer un prélèvement sanguin. Le résultat sera automatiquement adressé au médecin qui se chargera de vous l’expliquer et de vous prodiguer quelques conseils pour l’avenir. Des dépistages sont également effectués dans les centres de planification familiale, les consultations MST. Renseignez-vous.

> Auprès d'un centre de dépistage

On peut également se rendre dans un Centre d’Information et de Dépistage Anonyme et Gratuit du Sida (CIDAG). Il y en a au moins un dans chaque département. On peut y trouver des documents et des renseignements sur le VIH, mais également y effectuer un test. Pas besoin d’ordonnance, ni d’être à jeûn et il n’est pas forcément nécessaire de prendre rendez-vous (se renseigner par téléphone auparavant). Au cours de l’entretien avec un médecin ou un(e) infirmier(e), on peut exposer sa situation personnelle et poser des questions. On étudie alors la nécessité d’un test et, le cas échéant, un prélèvement sanguin est pratiqué. Le résultat est remis ( en général une semaine après le test) par un médecin avec lequel on peut à nouveau évoquer sa situation et envisager les dispositions à prendre selon le résultat.

3/ Le test 

Le sang prélevé est analysé à la recherche de traces du virus : anticorps spécifiques produits par l’organisme face au VIH, antigènes portés par le virus... En fonction des résultats du test et du temps écoulé depuis la dernière prise de risque, le médecin saura s’il y a infection ou non, et pourra proposer une nouvelle rencontre. Il est parfois nécessaire d’effectuer un autre test pour s’assurer que la personne n’est pas au début d’une infection. Un test négatif trois mois après la dernière prise de risque signifie que l’on est séronégatif, cela ne signifie pas que l’on est à l’abri, et il faut continuer à se protéger.
Si le test est positif, on est porteur du virus et on peut le transmettre. Il est important de se faire suivre régulièrement par un médecin. Celui-ci pourra prescrire un traitement afin de ralentir la progression de l’infection à VIH et de prévenir certaines maladies liées à celle-ci. Ce traitement diminue également les risques de transmission de la mère à l’enfant en cas de grossesse.

- Un test négatif ne signifie pas que l’on est à l’abri d’une contamination. A ce jour : Il n’existe aucun vaccin contre le sida. Aucun séropositif n’est jamais redevenu séronégatif. Les traitements prolongent la vie de nombreuses personnes mais ne les guérissent pas. 

 

8-Les traitements

1- Les antiviraux

Il existe aujourd’hui deux familles de médicaments utilisés dans le traitements de l’infection à VIH. Leur différence réside principalement dans le fait qu’ils agissent à des stades différents de la reproduction du virus dans les cellules.

Les inhibiteurs de la transcriptase inverse (ITI)

Ces molécules interviennent dans la cellule pour entraver l’action d’une enzyme virale, la transcriptase inverse, et empêcher ainsi la transcription de l’ARN du virus en ADN viral qui parasite l’ADN de la cellule hôte. Ces produits ont été les premiers utilisés dans la lutte contre la multiplication du virus dans l’organisme dès les années 80 (AZT) et le début des années 90 (ddI, ddC). La famille s’est agrandie, et l’on compte aujourd’hui près d’une dizaine d’inhibiteurs de la transcriptase inverse : AZT (Rétrovir®), ddI (Videx®), ddC (Hivid®), 3TC (Epivir®), d4T (Zérit®), AZT+3TC (Combivir®), névirapine (Viramune®), delavirdine (Rescriptor®), efavirenz (Sustiva®).

Les antiprotéases (AP)

En 1996, sont apparues sur le marché de nouvelles molécules agissant à un autre stade de la reproduction du VIH en s’attaquant à l’activité de la protéase, enzyme virale qui permet la maturation des nouveaux virus créés par la cellule infectée. Grâce à l’action des anti-protéases (qui sont jusqu'à 1000 fois plus puissantes que les inhibiteurs de la TI), la cellule produit des virions immatures incapables d’infecter de nouvelles cellules. ritonavir (Norvir®), indinavir (Crixivan®),saquinavir (Invirase® et Fortovase®), nelfinavir (Viracept®).

2- Les multithérapies 

Les premiers médicaments n’étant pas suffisamment puissants individuellement, dès que cela été possible, les médecins ont commencé à prescrire des bi thérapies, c’est à dire 2 inhibiteurs de la transcriptase inverse, permettant une action plus efficace sur l’activité du virus. A partir de 1996, c’est l’association d’une anti-protéase à deux ITI qui a donné naissance à ce qu’on appelle les tri thérapies. On parle maintenant de multi thérapie, car le nombre de molécules utilisées peut varier de 2 à 5. L’utilisation de plusieurs médicaments de plus en plus puissants est motivée par les capacités du virus à muter et créer des résistances face aux diverses molécules qui perdent alors de leur efficacité. En effet lors de la transcription de l’ARN viral en ADN, la transcriptase commet des erreurs créant ainsi des virus mutants, certaines mutations entraînant une baisse de la sensibilité du virus aux médicaments. Le virus se multipliant jusqu'à plusieurs milliards de fois dans l’organisme chaque jour, le rôle des multi thérapies est notamment de réduire considérablement et si possible rapidement cette multiplication, limitant ainsi également les possibilités de mutation virale et les phénomènes de résistance. 

  • Dès la naissance et jusqu'à 6 mois environ, le lait maternel suffit, à lui seul, à couvrir les besoins nutritionnels du bébé. C'est le meilleur aliment qu'il puisse recevoir. Tous les substituts du lait maternel, y compris le lait de vache, les préparations pour nourrissons, le lait en poudre et les bouillies de céréales, sont moins nourrissants.

  • Même dans les régions chaudes et sèches, l'eau contenue dans le lait maternel suffit à satisfaire les besoins du bébé. Il n'est donc pas nécessaire de lui donner en plus de l'eau ou des boissons sucrées pour apaiser sa soif. Cette pratique peut même être nocive, car l'eau ou d'autres boissons préparées avec de l'eau augmentent pour l'enfant le risque de diarrhées et d'autres maladies.

  • A partir de 6 mois environ, le bébé a besoin d'autres aliments et boissons. Si la pesée mensuelle indique qu'un bébé de moins de 6 mois ne grandit pas normalement, il se peut qu'il ait besoin d'être allaité plus souvent. Si malgré cela l'enfant ne prend pas de poids, c'est qu'il est malade ou qu'il a dorénavant besoin d'autres aliments en plus du lait maternel.

  • Jusqu'à l'âge de 9 à 10 mois, il faudrait d'abord donner le sein à l'enfant et ensuite seulement les autres aliments. La mère devrait continuer à allaiter l'enfant bien au-delà de l'âge d'un an et plus longtemps encore si c'est possible.

 

2- Le bébé devrait être mis au sein aussitôt que possible après sa naissance. Pratiquement toutes les mères peuvent allaiter leur bébé.

 

  • La mère et son nouveau-né devraient partager la même chambre. Le bébé devrait être mis au sein aussi souvent qu'il le souhaite.

  • Si une mère accouche dans une maternité, elle a le droit de s'attendre à ce que le bébé reste près d'elle, dans la même chambre 24 heures par jour et ne reçoive aucun aliment ni aucune boisson autre que le lait maternel.

  • Commencer à donner le sein immédiatement après la naissance stimule la sécrétion de lait. L'allaitement devrait commencer au plus tard une heure après la naissance.

  • Le lait épais et jaunâtre (appelé colostrum) que la mère sécrète les quelques premiers jours après l'accouchement est bon pour le bébé. C'est une excellente nourriture qui contribue à le protéger contre les infections courantes. En attendant que la lactation commence, le nouveau-né n'a besoin d'aucune autre nourriture ou boisson. Dans certains pays, on recommande aux mères de ne pas donner à leur bébé le colostrum. Ce conseil est mauvais.

  • Beaucoup de mères ont besoin d'aide lorsqu'elles commencent à allaiter, surtout si c'est leur premier enfant. Une personne compréhensive et compétente, par exemple une femme qui a déjà allaité avec succès, peut conseiller la mère et l'aider à éviter ou à résoudre les problèmes les plus courants.

  • La position du bébé pendant la tétée joue un rôle très important. S'il n'est pas correctement placé, les problèmes suivants peuvent apparaître:
    • les mamelons deviennent douloureux ou gercés;
    • l'arrivée du lait est insuffisante;
    • le bébé refuse de téter.

  • La position du bébé est bonne si:
    • le bébé est entièrement tourné vers la mère;
    • le bébé tète de grandes gorgées de lait;
    • le bébé est détendu et heureux;
    • la mère ne ressent aucune douleur aux mamelons.

  • Presque toutes les mères peuvent avoir assez de lait si:
    • le mamelon est présenté correctement au bébé;
    • le bébé tète aussi souvent et aussi longtemps qu'il le désire, y compris la nuit.

  • Si un bébé pleure, cela ne veut pas dire qu'il a besoin d'aliments. Normalement, il pleure parce qu'il a besoin d'être bercé et câliné davantage. Certains bébés ont besoin de téter uniquement pour se rassurer. S'il a faim, il tétera davantage et sa mère aura plus de lait.

  • Les mères qui craignent de ne pas avoir assez de lait donnent souvent à leur bébé d'autres aliments ou boissons au cours des premiers mois. Le bébé tétera alors moins souvent sa mère, qui de ce fait aura moins de lait. Pour l'éviter, il faut rassurer les mères en leur expliquant que le lait maternel suffit à lui seul pour nourrir correctement un bébé. Elles ont besoin des encouragements et de l'aide active de leur famille, du père de l'enfant, de leurs voisins, de leurs amis, des agents de santé et des associations féminines.

  • Les mères qui travaillent à l'extérieur ont besoin d'un congé de maternité suffisamment long, de pauses pour allaiter durant la journée et de crèches sur le lieu de travail où quelqu'un prenne soin du bébé. Les employeurs et les syndicats ont donc aussi leur rôle à jouer pour encourager l'allaitement maternel.

  • Le mari, la famille et la communauté peuvent contribuer à protéger la santé aussi bien de la mère que de l'enfant en s'assurant que la mère mange suffisamment et en l'aidant dans ses nombreuses tâches.

  • L'allaitement peut être pour la mère l'occasion de prendre quelques minutes d'un repos bien nécessaire. Le mari et d'autres membres de la famille pourront y contribuer, en incitant la mère à s'allonger au calme pendant la tétée.

 

3-L'allaitement stimule la sécrétion de lait. Les tétées doivent être fréquentes afin que la mère produise suffisamment de lait pour satisfaire les besoins nutritionnels du nouveau-né.

  • Dès la naissance, le bébé devrait téter aussi souvent qu'il le désire. Le plus souvent, il se met à pleurer lorsqu'il a faim. Des tétées fréquentes sont nécessaires pour que la mère ait plus de lait.

  • Des tétées fréquentes empêchent les mamelons d'enfler et d'être douloureux.

  • Lorsque l'on "complète" l'allaitement maternel par du lait en poudre, des préparations pour nourrissons, du lait de vache, de l'eau ou d'autres boissons, l'enfant tète moins sa mère, qui de ce fait aura moins de lait. Si l'on utilise un biberon pour donner d'autres boissons au bébé, celui-ci risque d'arrêter tout à fait de téter le sein de sa mère. Cela peut aussi le perturber, car le mode de succion est différent selon qu'il s'agit d'un biberon ou du sein maternel. Si le bébé est perturbé par le passage du sein à la tétine, il tète moins, ce qui a pour effet de diminuer la quantité de lait maternel sécrété.

4-L'allaitement au sein contribue à protéger le bébé et le jeune enfant contre des maladies meurtrières. L'alimentation au biberon peut provoquer des maladies graves et même entraîner la mort.

  • Le lait maternel constitue le premier "vaccin" du bébé. Il contribue à le protéger contre la diarrhée, la toux, les rhumes et les autres maladies courantes. La protection est plus efficace lorsque le bébé ne reçoit que le lait maternel jusqu'à 6 mois environ.

  • Le lait de vache, les préparations pour nourrissons, le lait en poudre, la bouillie de maïs et les autres aliments pour bébés n'assurent aucune protection particulière contre la diarrhée, la toux, les rhumes et les autres maladies.

  • L'alimentation au biberon peut provoquer des maladies comme la diarrhée, à moins que l'eau soit bouillie et les biberons et tétines stérilisés dans de l'eau bouillante avant chaque emploi. Le risque de malnutrition est d'autant plus grand que le bébé est plus souvent malade. C'est pourquoi dans les communautés qui ne disposent pas d'eau potable, un bébé nourri au biberon est beaucoup plus exposé au danger de mourir par suite de diarrhée qu'un bébé nourri exclusivement au sein jusqu'à 6 mois environ.

  • Il faut aider les mères à allaiter leur bébé. Si, pour une raison quelconque, une mère n'allaite pas, on devrait l'aider à nourrir correctement son enfant et à le protéger contre les maladies.

  • Si, pour une raison quelconque, l'allaitement maternel est impossible, le meilleur aliment qu'un bébé puisse recevoir est le lait tiré des seins de sa mère. On le lui donnera à l'aide d'une tasse très soigneusement nettoyée. Les tasses présentent moins de risques que les biberons et les tétines parce qu'il est plus facile de bien les nettoyer.

  • Si un bébé ne peut pas recevoir le lait de sa mère, la meilleure nourriture que l'on puisse lui donner est le lait d'une autre mère.

  • Si l'on est obligé d'utiliser du lait autre que du lait de femme, on le donnera au bébé à l'aide d'une tasse propre plutôt qu'au biberon. Le lait en poudre devrait être préparé avec de l'eau bouillie que l'on a laissée refroidir.

  • Un bébé nourri avec du lait de vache, des préparations pour nourrissons ou du lait en poudre risque de ne pas grandir normalement si on ajoute trop d'eau à la préparation pour la faire durer plus longtemps.

  • Le lait de vache et les préparations à base de lait en poudre se gâtent si on les laisse plusieurs heures à la température ambiante. Le lait maternel, en revanche, peut se garder sans danger au moins huit heures à cette température.

  • Dans les communautés à faible revenu, le coût du lait de vache ou du lait en poudre, plus les biberons, les tétines et le combustible pour faire bouillir l'eau, peut représenter le quart, voire la moitié, du revenu familial.
5-A partir de 6 mois environ, un nourrisson a besoin d'aliments variés en plus du lait maternel, mais la mère devrait continuer à allaiter son enfant bien au-delà de l'âge d'un an et même plus longtemps si c'est possible.
  • Même si à partir de 6 mois environ, un nourrisson a besoin d'autres aliments en plus du lait maternel, celui-ci demeure une source importante d'énergie, de protéines et d'autres nutriments, tels que la vitamine A, et contribue à protéger l'enfant contre la maladie au cours de sa deuxième année de vie.

  • Une mère peut allaiter son enfant aussi longtemps qu'elle le souhaite, mais il est préférable, pour sa santé et celle de ses enfants, qu'elle évite une nouvelle grossesse tant que son plus jeune enfant n'aura pas atteint l'âge de 2 ans. La plupart des méthodes permettant d'éviter la grossesse - y compris les préservatifs, les stérilets, et la stérilisation volontaire - n'ont pas d'effet sur l'allaitement au sein. Les "mini pilules" et les contraceptifs injectables n'influent pas sur la lactation pour autant qu'ils ne contiennent pas d'œstrogènes. En revanche, les pilules contraceptives traditionnelles peuvent réduire la quantité de lait maternel sécrété.

  • Un bébé tombe fréquemment malade lorsqu'il commence à aller à quatre pattes, à marcher et à jouer. Un enfant malade a besoin du lait de sa mère. Le lait maternel est un aliment nourrissant et facile à digérer pour un enfant qui a perdu l'appétit et ne veut pas d'autres aliments.

  • Si le lait maternel est toujours bon pour l'enfant âgé de 1 à 2 ans, celui-ci a également besoin des aliments que consomme la famille. Le lait maternel peut être donné avec le repas, entre les repas ou chaque fois que l'enfant a faim. Mais à cet âge, tous les enfants ont besoin d'autres aliments en plus du lait maternel. Au cours de la deuxième année, le lait maternel devrait compléter, et non remplacer, les repas ordinaires.

  • L'allaitement au sein réconforte également le bébé lorsqu'il est effrayé, qu'il a mal, qu'il est en colère ou qu'il pleure.



6-Une mère qui allaite son enfant a 98% de chances d'éviter une nouvelle grossesse pendant six mois après l'accouchement , si elle nourrit son bébé au sein fréquemment, de jour comme de nuit, si elle ne lui donne pas habituellement d'autres aliments ou boissons et si ses règles ne sont pas revenues.

  • L'on sait aujourd'hui que la succion du sein par le nourrisson au cours de la tétée retarde le retour de la fécondité. Chez certaines femmes, l'absence de règles due à l'allaitement peut se prolonger jusqu'à 12 mois après l'accouchement, voire davantage, alors que chez d'autres elle ne dure que trois ou quatre mois.

  • La fréquence avec laquelle un bébé tète le sein de sa mère est le plus important des facteurs déterminant le temps qui s'écoulera entre l'accouchement et le retour des règles.

  • Si les tétées au sein sont très fréquentes (à la demande, y compris la nuit), l'absence des règles sera beaucoup plus longue. Mais si les tétées se limitent à une routine régulière, le rétablissement des règles sera beaucoup plus rapide. Ou encore, si une mère donne d'autres aliments ou boissons à son bébé de moins de 6 mois, celui-ci risque de téter moins souvent, ce qui peut avoir pour effet de hâter le retour des règles.

  • Le retour des règles indique que la mère peut devenir enceinte à nouveau.

  • Une mère peut cependant redevenir enceinte sans que ses règles soient revenues, surtout lorsque six mois se sont écoulés depuis la naissance de son bébé. Une femme qui souhaite éviter une nouvelle grossesse devrait choisir une autre méthode de planification familiale dans les cas suivants:
    • son bébé a atteint l'âge de 6 mois;
    • elle a de nouveau ses règles;
    • elle a commencé à donner à son bébé d'autres aliments et boissons en plus du lait maternel.

  • Que la mère décide ou non d'allaiter son bébé, le personnel de la maternité ou de l'hôpital dans lequel l'enfant est né devrait donner aux parents des conseils en matière de planification familiale. Une sage-femme qualifiée peut aussi être en mesure de les conseiller si l'accouchement a eu lieu à la maison.

 



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