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L'obésité
Comprendre l'obésité : qui est obèse ?
Depuis quelques dizaines d'années,
la silhouette de la femme " modèle " a changé, décuplant
ainsi la demande de solutions pour maigrir. On a vu fleurir un peu
partout, et spécialement dans les revues féminines, des conseils
diététiques multiples et contradictoires, ainsi que des exemples
de régimes : ne leur prêtez pas une confiance aveugle !
Un vrai régime doit toujours être
entrepris en accord avec votre médecin, après un entretien et un
examen approfondis. Il vous expliquera la nature de votre obésité
et les meilleurs moyens d'y remédier. Avec lui, vous pourrez vous
fixer des objectifs raisonnables, et contrôler, au cours de
consultations régulières, la bonne tenue de votre régime.
À partir de quelle valeur doit-on
dire que le poids d'une personne sort des limites de la normale ?
Ces questions ne restent pas sans réponse sur le plan d'une
population où des études médicales ont permis d'établir des
normes. En revanche, il est parfois difficile de répondre à un
individu, surtout s'il est proche de la limite. L'obésité se définit
comme une augmentation du poids, liée à une accumulation de tissus
graisseux.
La meilleure façon de répondre à
la question serait donc de mesurer la quantité de graisse présente
dans le corps. Cette évaluation est difficile à effectuer et peu réalisable
en pratique. Aussi a-t-on défini un indice, appelé BMI (pour
" body mass index "). Il se calcule en divisant le poids
(en kilogrammes) par la taille au carré (en mètres) :
BMI = poids/taille x taille
Par exemple, un individu mesurant
1,76 mètre et pesant 76 kilos aura un BMI de : 76/1,76 x 1,76 = 24
Une personne est considérée comme
obèse si le BMI est supérieur à 27, et l'obésité devient une
maladie à partir d'un BMI de 32. Cet indice est utilisé de façon
courante par les médecins spécialistes en nutrition.
Mais l'on peut également définir un
" poids idéal ", reflet indirect de la masse graisseuse.
C'est ainsi que procèdent certaines compagnies d'assurances, qui
ont établi des tables sur lesquelles figure le poids idéal en
fonction de la taille, du sexe, et de l'âge. Ces valeurs ont été
calculées à la suite de nombreuses recherches médicales.
Il est important de savoir que ces
normes ne prennent pas en compte l'importance de la musculature, et
qu'il ne s'agit que d'une indication pragmatique.
Le poids idéal peut aussi se
calculer en utilisant une formule relativement simple :
* pour la femme (la taille est
exprimée en centimètres) : Le poids idéal est égal à :
taille -100 - [(taille -150)/ 2]
Par exemple, le poids idéal d'une
femme de 1,65 mètre (ou 165 centimètres) devrait être de :
165 -100 - [(165 -150)/2] = 57,5
kilos.
* pour l'homme : Le poids idéal
est égal à :
taille -100 - [(taille -150)/ 4]
Par exemple, le poids idéal d'un
homme de 1,80 mètre est de 72,5 kilos.
Il faut bien comprendre que ce poids
idéal n'est qu'un indicateur général, et il n'est pas valable
dans les cas extrêmes, ainsi lorsque l'on a affaire à des personne
de très petite ou de très grande tailles. De plus, certains
d'entre nous ont une charpente osseuse plus développée, et ils
auront donc un poids adapté à leur morphologie, qui pourra dépasser
la limite, sans présenter un caractère d'anormalité.
Les causes de l'obésité
Une autre question concerne l'origine
de l'obésité. La réponse est parfois claire : un excès de
nourriture. Il est, en effet, fréquent que les personnes obèses
mangent trop. Mais ce n'est pas toujours le cas, et certaines
d'entre elles mangent relativement peu ; inversement, l'on voit des
personnes maigres qui ingèrent quotidiennes des rations caloriques
très élevées.
On peut, pour partie, incriminer des
différences dans l'activité physique, mais cela ne suffit pas à
expliquer toutes les disparités. Il faut donc reconnaître qu'il
existe une certaine inégalité en ce qui concerne la prise de
poids. Les personnes à qui la nourriture " profite " trop
bien devront donc manger moins que les autres, non seulement pour
maigrir, mais aussi pour se maintenir à un poids stable. Vous
entendez souvent des personnes dire : " il suffit que je passe
devant une pâtisserie pour grossir ". C'est sans doute exagéré,
mais il se trouve qu'il y a quelque chose de vrai : des études récentes
sur des obèses ont montré que la vue de la nourriture a chez eux
un effet différent, et déclenche des phénomènes hormonaux et métaboliques
très rapides qui peuvent conduire à une prise de poids.
Certains médecins ont tenté
d'expliquer cette inégalité en faisant intervenir des facteurs génétiques.
Il est vraisemblable que le trouble se situe au moment de la
digestion, certaines personnes ne produisant pas assez de chaleur.
Enfin, il est important de préciser
que, dans la plupart des cas, le système hormonal fonctionne
parfaitement bien, et qu'il serait non seulement inutile, mais
dangereux, de traiter l'obésité par un traitement hormonal. Un régime
bien conduit, sous contrôle médical, permet bien souvent de
retrouver un poids dans les limites de la normale.
Mais il faut différencier la simple
surcharge pondérale, apparaissant à l'âge adulte, chez le "
bon vivant ", de la véritable obésité, où le poids dépasse
de plus de 20% le poids idéal théorique, et où le BMI est supérieur
à 27. Cette dernière est, en outre, souvent associée à une
mauvaise hygiène alimentaire, voire à de véritables troubles du
comportement face à la nourriture, comme la boulimie ou le
grignotage continuel.
Il est nécessaire d'aborder ce problème
avec un médecin, qui pourra déceler l'erreur alimentaire, éventuellement
prescrire un régime, voire une hospitalisation si elle est
indispensable.
Les dangers de
l'obésité
Une autre question
concerne l'origine de l'obésité. La réponse est parfois claire :
un excès de nourriture. Il est, en effet, fréquent que les
personnes obèses mangent trop. Mais ce n'est pas toujours le cas,
et certaines d'entre elles mangent relativement peu ; inversement,
l'on voit des personnes maigres qui ingèrent quotidiennes des
rations caloriques très élevées.
On peut, pour partie,
incriminer des différences dans l'activité physique, mais cela ne
suffit pas à expliquer toutes les disparités. Il faut donc reconnaître
qu'il existe une certaine inégalité en ce qui concerne la prise de
poids. Les personnes à qui la nourriture " profite " trop
bien devront donc manger moins que les autres, non seulement pour
maigrir, mais aussi pour se maintenir à un poids stable. Vous
entendez souvent des personnes dire : " il suffit que je passe
devant une pâtisserie pour grossir ". C'est sans doute exagéré,
mais il se trouve qu'il y a quelque chose de vrai : des études récentes
sur des obèses ont montré que la vue de la nourriture a chez eux
un effet différent, et déclenche des phénomènes hormonaux et métaboliques
très rapides qui peuvent conduire à une prise de poids.
Certains médecins ont tenté
d'expliquer cette inégalité en faisant intervenir des facteurs génétiques.
Il est vraisemblable que le trouble se situe au moment de la
digestion, certaines personnes ne produisant pas assez de chaleur.
Enfin, il est important de préciser
que, dans la plupart des cas, le système hormonal fonctionne
parfaitement bien, et qu'il serait non seulement inutile, mais
dangereux, de traiter l'obésité par un traitement hormonal. Un régime
bien conduit, sous contrôle médical, permet bien souvent de
retrouver un poids dans les limites de la normale.
Mais il faut différencier la simple
surcharge pondérale, apparaissant à l'âge adulte, chez le "
bon vivant ", de la véritable obésité, où le poids dépasse
de plus de 20% le poids idéal théorique, et où le BMI est supérieur
à 27. Cette dernière est, en outre, souvent associée à une
mauvaise hygiène alimentaire, voire à de véritables troubles du
comportement face à la nourriture, comme la boulimie ou le
grignotage continuel.
Il est nécessaire d'aborder ce problème
avec un médecin, qui pourra déceler l'erreur alimentaire, éventuellement
prescrire un régime, voire une hospitalisation si elle est
indispensable.
Les traitements de
l'obésité
Avant de débuter un régime,
il faut d'abord s'assurer que celui-ci est nécessaire et que la
volonté de le suivre est réelle. Il est inutile de se mettre au régime
si votre motivation n'est pas solide. Parlez-en à votre médecin,
qui pourra au mieux juger de sa nécessité et vous donner des
arguments pour forger votre conviction.
12 CONSEILS POUR
SUIVRE UN RÉGIME
* Ne commencez pas un régime sans en
avoir parlé à votre médecin, qui doit vous encadrer tout au long
de sa durée.
* Donnez-vous des objectifs
raisonnables, afin d'obtenir une baisse de poids modérée et régulière.
Évitez les régimes trop stricts, car vous ne les suivrez pas
longtemps.
* N'abandonnez pas un régime sous un
prétexte quelconque, car il sera encore plus difficile de le
reprendre.
* Ne suivez pas un régime excluant
totalement une catégorie d'aliments, car cela risquerait d'entraîner
un déséquilibre alimentaire et des carences en vitamines.
* Méfiez-vous des régimes plus ou
moins fantaisistes dont les publicités promettent des miracles,
parlez-en à votre médecin.
* Évitez le grignotage entre les
repas. Il est souvent responsable d'une inefficacité du régime.
* Évitez les irrégularités trop fréquentes
dans la conduite du régime : si vous le rendez moins efficace, il
perdra toute crédibilité, et vous l'arrêterez.
* Attention à ne pas manger trop
d'aliments dits " de régime " ou de plats " allégés
" : ils sont tout de même riches en calories.
* Apprenez à lire systématiquement
les étiquettes des produits ; cela permet de connaître leur
composition en glucides, lipides, protéines, vitamines et sels minéraux.
L'équivalent calorique global y est aussi fréquemment indiqué.
* Tenez un carnet alimentaire, où
vous écrirez tout ce que vous mangez, jour après jour, y compris
vos écarts éventuels. Ce carnet vous permettra de faire le bilan
de votre régime, d'observer si vous respectez les quantités de
lipides, glucides, protides, et surtout de comprendre pourquoi et
comment vous faites des écarts.
* Même lorsque l'on suit un régime,
il faut conserver une alimentation très variée.
* Ne vous isolez pas : ce n'est pas
parce que vous suivez un régime qu'il faut refuser toutes les
invitations à dîner. Il est parfois préférable de faire un petit
écart. Ce qui compte, c'est le respect du régime sur le long terme
Traitement de l'obésité : les différentes étapes d'un régime
S'il est relativement facile de
perdre du poids, il est en revanche bien plus difficile de se
maintenir au même niveau, une fois l'équilibre atteint. Beaucoup
de personnes débutent un régime draconien pendant quelques mois,
ce qui leur permet d'atteindre le poids qu'elles jugent idéal. Mais
une fois le régime arrêté, elles reprennent très rapidement les
kilogrammes perdus, et parfois davantage encore.
Ceci montre bien à quel point il
faut, dans un premier temps (qui peut être long), réduire ses
apports quotidiens et arriver à un équilibre stable. Une fois cet
équilibre atteint, si le surpoids persiste, le moment est venu pour
le régime strict, ou " cure d'amaigrissement ". Celle-ci
sera conduite en milieu hospitalier lorsque les rations quotidiennes
seront très faibles, par exemple 600 kilocalories par jour, voire
moins. Cette cure permet de perdre de nombreux kilos et d'arriver
progressivement au niveau de poids souhaité.
Puis la personne reprendra une
alimentation identique à celle de la première phase du régime, à
laquelle elle s'était accoutumée avant la cure, ce qui lui permet
de la reprendre sans contrainte. Seul ce type de régime, sous-tendu
par une relation permanente avec le médecin qui le contrôle,
permet d'obtenir des résultats valables dans les obésités vraies.
Obésité : les
traitements médicaux et chirurgicaux
En ce qui concerne les autres "
traitements " de l'obésité, ils relèvent tous d'une
prescription médicale. Il peut arriver que l'excès de poids soit
secondaire à une autre maladie, dont le traitement fera aussi
disparaître l'obésité, ces cas étant toutefois extrêmement
rares.
Par ailleurs, certains médecins ont
proposé divers traitements pour aider à combattre l'obésité,
mais la plupart d'entre eux sont formellement déconseillés à présent,
en l'absence d'une autre maladie associée.
C'est le cas des diurétiques, qui
font perdre de l'eau et non de la graisse, et qui peuvent être
dangereux.
Deux groupes de médicaments ont
connu une certaine vogue : les hormones thyro diennes et les
anorexigènes (médicaments qui " coupent la faim "). En
raison de leurs effets secondaires graves (risque d'accident
cardiaque et de dépression) et de leur efficacité douteuse, ils
doivent être bannis du traitement de l'obésité.
Récemment, une dernière forme
d'anorexigène a été expérimentée.
Elle produit moins d'effets
secondaires (insomnie, irritabilité et accoutumance) et a pu être
proposée à certaines personnes qui suivaient bien leur régime,
avaient perdu du poids, mais se plaignaient de continuer à avoir
toujours faim. Quoi qu'il en soit, ce genre de traitement ne peut être
prescrit que par un médecin, après qu'il ait pris connaissance de
toute l'histoire médicale de son patient.
Enfin, il existe divers procédés
chirurgicaux qui ont pour but, soit de diminuer la capacité de
l'estomac, soit de court-circuiter une grande partie de la zone
intestinale où sont absorbés les aliments.
Parallèlement, on effectue de plus
en plus d'actes de chirurgie esthétique chez les personnes qui ont
maigri et se sont stabilisées. Ils permettent de supprimer des
replis cutanés gênants. Quant aux obésités localisées, à
l'instar de la " cellulite " des cuisses, certains
chirurgiens proposent des traitements locaux efficaces.
L'obésité du
"bon vivant"
La prise de poids de la personne de
quarante-cinq ans, qualifiée de " bon vivant ", est un phénomène
différent de la véritable obésité. Nous avons vu au début de ce
chapitre, que les besoins alimentaires diminuaient avec l'âge, à
partir de quarante ans.
Or combien sommes-nous à y penser
avant que survienne la prise de poids ? Dans ce type de surcharge
pondérale, qui peut parfois aller jusqu'à l'obésité, les résultats
du régime sont plus satisfaisants. Elle n'est pas, en général,
sous-tendue par des problèmes psychologiques, et l'étude des
apports quotidiens ne révèle qu'une ration alimentaire trop
importante à chaque repas.
On considère en général qu'une
diminution de 20% des apports est efficace dans un premier temps, à
condition qu'elle soit bien suivie. Il faut éviter de suivre des régimes
trop stricts au départ, ou excluant totalement un aliment apprécié
sous prétexte qu'il est trop calorique. Voici quelques conseils
pour bien mener un régime.
LES RÈGLES D'OR
Il convient d'insister d'abord sur le
respect de quelques règles d'or de l'hygiène alimentaire :
* diminuer la consommation des sucres
d'absorption rapide c'est-à-dire du sucre raffiné, des confitures,
sodas, etc.
* diminuer les graisses d'origine
animale (viandes grasses, beurre, saindoux, certaines sauces à base
de ce type de graisses, sans oublier les produits laitiers les plus
gras) ;
* diminuer la consommation de
boissons alcoolisées ;
* éviter de rajouter du sel à
table. Mais suivre un régime ne signifie pas seulement exclure, éviter
ou diminuer des consommations alimentaires, il signifie aussi
choisir, et le mieux possible ses aliments. Il faut, en particulier,
insister sur les vertus des suivants :
* les viandes maigres et les poissons
;
* les féculents, qui ne font pas spécialement
grossir si l'on n'en mange pas une quantité trop importante et
s'ils ne sont pas cuits dans de la graisse ;
* les céréales : le pain n'est pas
contre-indiqué, spécialement le pain complet qui apporte beaucoup
de fibres alimentaires ; en revanche, pouvoir manger du pain ne
signifie pas " saucer " tous les fonds de plats : ce sont
les sauces qui sont mauvaises !
* les légumes secs et les légumes
verts ;
* les fruits ;
* les produits laitiers les moins
gras.
Obésité : une cuisine de régime
S'il est essentiel, dans un régime
amaigrissant, de diminuer les rations alimentaires, il est aussi nécessaire
de cuisiner les aliments de manière saine, ce qui veut dire qu'il
est préférable que les légumes soient cuits à la vapeur et
servis sans trop de matière grasse, et que viandes et poissons ne
cuisent pas dans de la graisse, qu'elle soit d'origine végétale ou
animale.
Les assaisonnements
En ce qui concerne les assaisonnements,
voir les qualités des huiles contenant des acides gras poly-insaturés.
Toutefois, il ne faut pas oublier que même celles-ci apportent
beaucoup de calories. Il vaut mieux les éviter, en cas de régime
strict. Vous pouvez remplacer les assaisonnements traditionnels par
un jus de citron, ou si vous ne vous y habituez pas, en préparant
la vinaigrette avec de l'huile de paraffine, vendue en pharmacie,
qui n'est pas absorbée par l'organisme.
Le sucre
Enfin, le sucre raffiné peut être
remplacé par des " sucrettes " (préparées en général
à base d'aspartam, une molécule qui a un pouvoir sucrant très étendu,
mais n'apporte aucune calorie), également vendues en pharmacie et
dans certains magasins d'alimentation.
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