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Le clonage

 

  Avant Propos  

Nous professionnels de la santé sommes confrontés depuis des années avec des produits de la reproduction thérapeutique telle que les greffes de la peau utilisé pour les grands brûlés. De cet fait le mot de " clonage " a dans le secteur médical toujours été plutôt bénéfique même magique pour la guérison des patients et leur durée d'hospitalisation et il donne de l'espoir pour toute autre maladie inguérissable de nos jours .

Notre choix pour ce travail en philosophie a été fait due a une confrontation journalière par les médias et notre vie professionnelle avec le clonage. Depuis maintenant 4 ans on nous parle de clonage humain ce qui ouvre une panoplie de questions différentes d'ordre éthique ,politique et philosophique que nous voulons éclaircir par nos recherches et réflexions .

  Comment ce sera d’être une copie conforme de nos parents ? Est-ce que quelqu’un de nous travaillerait pour un clone humain ? Le clonage pourrait-il être la fin de l’humanité et le début d'une époque tout à fait différente?

"Attention vous entrez dans la zone des clones ……!"

A. Introduction

 
Dolly, était le premier mammifère adulte né. Depuis que les scientifiques écossais ont annoncé sa naissance, sa vie était plus près d’une "star de rock" que d’un brebis Finn Dorset. Son apparence, un pullover tricoté de sa laine, sont des petits trésors montré dans les musés. Les journaux se sont battu pour trouver les derniers détails de sa vie : sa sexualité faisait la plus grande nouvelle ( Le bébé de Dolly—mais qui est le père ?). Et pour ne pas trop la stresser elle était protégée contre les flashs des paparazzi.  
En 2001 , dans la quatrième année de la Dollymania , il nous semble le moment venu de nous poser la question si cet évènement méritait vraiment tout cette sensation. Au début toute cette hystérie s'est basé sur un phénomène de choque car personne ne voyait par clonage  qu'une promesse de la science fiction et pas un être réel . Face à la réalité les biologistes, les docteurs ,les  avocats, le monde de l'éthique et de la politique ont dû réfléchir ce que cet événement est en mesure de  changer à notre vision du monde ; car inexistant avant .La technique de clonage par laquelle Dolly est  né , ne se résumait pas a une réussite unique mais les scientifiques ont le savoir de produire des clones grâce a des cellules provenant d'un foetus avec aisance....

    En réalité il existent plusieurs types de clonage. Un clonage non reproductif comme le clonage d’une cellule de peau couramment utilisé pour guérir les grand brûlés et un clonage reproductif qui a pour but l’obtention d’un organisme complet vivant. C’est ce type de clonage qui nous intéresse. Il fait appel à la technique dite du « transfert de noyau ».

  Le clonage animal représente plusieurs intérêts. En effet il peut servir à l’amélioration des animaux par sélection, la sauvegarde d’espèces  en voie de disparition . Associé au transgenitisme , le clonage animal peut également s’avérer précieux dans l’expérimentation de nouveaux traitements non pas sur l’homme ; notamment dans la recherche sur le cancer ou les vaccins. Mais les questions se posent d’une toute autre manière quand on aborde le clonage humain. Il est d’abord utile de préciser que c’est envisageable dans un avenir plus ou moins lointain, il est aujourd’hui tout de même techniquement très difficile. Il faut savoir que pour obtenir Dolly il a fallu 277 expériences, donc 276 échecs ! Faudrait-il sacrifier 300 foetus pour obtenir un clone humain ?

  1. Historique

Contrairement à ce que pourrait laisser croire l’actualité, la technique du clonage n’est pas nouvelle. Les premières expériences de clonage animal furent réalisées dès 1935 par le biologiste nazi Hans Spemann sur la grenouille. Depuis les chercheurs se demandaient si le clonage pouvait reconstituer un être complet ? Des chercheurs écossais ont levé le doute le 23 février 1997 en annonçant au monde entier la naissance de la première brebis clonée : la fameuse Dolly.

 

Voici les grandes étapes historiques sur l’évolution du clonage :

Drôlement, les premiers essaies de clonage artificiel se faisaient au début du siècle par Adolphe Edouard Driesch qui pouvait faire développer les oeufs d’une « sea urchin » dans un état de deux blastomeres. Puis il les séparait et les secouant et les faisait grandir. Les cellules se développaient en deux nains « sea urchins ». Driesch ne pouvait pas expliquer son expérimentation  et laissait tomber l’embryologie pour se lancer en philosophie.

 

Les premiers implantations de noyau dans un oeuf se faisait en 1952 par Robert Briggs et Thomas J. King en Philadelphie. Ils ont transféré le noyau d’une grenouille Léopold du nord. Les cellules ne se reproduisaient pas.

En 1953 les chercheurs britanniques James Watson et Francis Crick reçoivent le prix Nobel pour Le « double hélix » de l’AND.

Un transfert de noyau par succès se produisait en 1970 par Dr John Gurdon.

En 1981 les investigateurs annonçaient qu’ils ont transplanté le noyau d’un embryon d’une souris dans le noyau d’une souris adulte. D’autres scientifiques essayaient de refaire l’expérimentation sans succès et ils ont dit que les résultats étaient falsifié . Entre les fins années 70 et les débuts des années 80 quelques chercheurs ont encore étudié le clonage. Beaucoup ont prédit que le clonage d’un embryon mammal était impossible. Mais quand même quelques-uns ont persisté. (1978 le premier bébé « test-tube-baby » Louise est née. Le premier enfant produit par fertilisation in vitro.).

En 1984Dr Steen Willadsen annonce qu’il a transféré avec succès les noyau d’embryon de brebis pour produire des clones. Il avait aussi du succès avec des vaches et des singes.

1990 les premiers cochons trans-géniques produisent des hormones de croissance humain crée par les laboratoires de Ralph Brinster. 1990 le projet du génome humaine commence et catégorise la nature et le placement de tout les gènes humain.

1993 des embryons humain sont cloné avec succès.

1994 Dr Neal First produit pour la première fois des vaches par transfert de noyeau pour avoir des embryons plus développé. Il a produit quatre veaux.( en faite c’était une erreur car un des laborantins de Dr First a oublié de nourrir avec le résultat de 4 veaux grandi jusque 120 cellules).

2 ans après Dr Ian Wilmut et Dr Keith Campbell de l’institut Roslin de Edinburgh, Écosse, produisent Megan et Morag les premiers cellules d’embrions de brebis cloné.

   

 


Et enfin en 1997 le 23 février Dr Wilmut clone une brebis vivant avec le nom Dolly. La même année un veau avec le nom « Gene » est né.

1998 des complications éthiques s’annoncent : la possibilité de clones humains se met en route qui fait éclater de nombreux débats et de la rage du point de vue éthique de ces pratiques. En même temps les gouvernements veulent introduire des lois qui interdisent le clonage humain. La même année des souris sont cloné a Hawaii.

2000 l’Angleterre donne son accord pour le clonage thérapeutique des cellules.

  2001 le génome humain est entièrement identifié avec le résultat qu’il est moins complexe que les chercheurs le croyaient.

     La technique de la transposition du noyau

  On a besoin d’une partie des cellules « affamé » alors qu’ils ne se reproduisent plus enlevé de l’individu désiré. De l’autre côté on enlève d’un ovaire la AND à l’aide d’une pipette en verre d’un diamètre de moins de un millimètre . Puis on les fusionne et on les implante dans l’individu désiré. Cet individu va naître le clone.

   

 
 

 

2. Le clonage humain en question : problème d’éthique.

Les médecins et biologistes doivent respecter la loi, mais l’histoire nous apprend que le médecin convaincu de l’utilité d’un traitement interdit passe souvent outre les règles et les lois. Nombreux sont les exemples, telle la mise en place des traitements par greffe d’organe. Le médecin ne se considère pas coupable face à la loi s’il apporte un bénéfice à autrui. Contrairement aux apparences, nous ne sommes pas très éloignés du sujet : doit-on accepter, refuser ou repousser le clonage humain ? Le corps médical est-il sur cette question en accord ou en opposition avec la loi et les politiciens ?

 

B.LES DIFFÉRENTES APPROCHES LÉGISLATIVES

1.    LA PREMIÈRE LÉGISLATION  

Extrait du jugement du tribunal militaire américain, Nuremberg, 1947, cas K. Brandt

Ce texte est considéré comme l'ancêtre de toutes les législations sur l'expérimentation biomédicale. 

1 - Le consentement volontaire du sujet humain est absolument essentiel. Cela veut dire que la personne intéressée doit jouir de capacité légale totale pour consentir :

qu'elle doit être laissée libre de décider, sans intervention de quelque élément de force, de fraude, de contrainte, de supercherie, de duperie ou d'autres formes de

contrainte ou de coercition. Il faut aussi qu'elle soit suffisamment renseignée, et connaisse toute la portée de l'expérience pratiquée sur elle, afin d'être capable de mesurer l'effet de sa décision. Avant que le sujet expérimental accepte, il faut donc le renseigner exactement sur la nature, la durée et le but de l'expérience, ainsi que sur les méthodes et moyens employés, les dangers et les risques encourus, et les conséquences pour sa santé ou sa personne, qui peuvent résulter de sa participation à cette expérience.

L'obligation et la responsabilité d'apprécier les conditions dans lesquelles le sujet donne son consentement incombent à la personne qui prend l'initiative et la direction de ces expériences ou qui y travaille. Cette obligation et cette responsabilité s'attachent à cette personne, qui ne peut les transmettre à nulle autre sans être poursuivie.

  2 - L'expérience doit avoir des résultats pratiques pour le bien de la société impossibles à obtenir par d'autres moyens ; elle ne doit pas être pratiquée au hasard et sans nécessité.

  3 - Les fondements de l'expérience doivent résider dans les résultats d'expériences antérieures faites sur des animaux, et dans la connaissance de la genèse de la maladie ou des questions à l'étude, de façon à justifier par les résultats attendus l'exécution de l'expérience.

  4 - L'expérience doit être pratiquée de façon à éviter toute souffrance et tout dommage physique ou mental, non nécessaires.

  5 - L'expérience ne doit pas être tentée lorsqu'il y a une raison à priori de croire qu'elle entraînera la mort ou l'invalidité du sujet, à l'exception des cas où les médecins qui font les recherches servent eux-mêmes de sujets à l'expérience. 

6 - Les risques encourus ne devront jamais excéder l'importance humanitaire du problème que doit résoudre l'expérience envisagée.

  7 - On doit faire en sorte d'écarter du sujet expérimental toute éventualité, si mince soit-elle, susceptible de provoquer des blessures, l'invalidité ou la mort. 

8 - Les expériences ne doivent être pratiquées que par des personnes qualifiées. La plus grande aptitude, et une extrême attention sont exigées tout au long de l'expérience, de tous ceux qui la dirigent ou y participent.

  9 - Le sujet humain doit être libre, pendant l'expérience, de faire interrompre l'expérience, s'il estime avoir atteint le seuil de résistance, mentale ou physique, au delà duquel il ne peut aller.

  10 - Le scientifique chargé de l'expérience doit être prêt à l'interrompre à tout moment, s'il a une raison de croire que sa continuation pourrait entraîner des blessures, l'invalidité ou la mort pour le sujet expérimental.

 

2.    LES PAYS ANGLO-SAXONS

La situation est complexe, car les possibilités ouvertes en novembre 1998 par les scientifiques américains qui ont isolé des cellules souches embryonnaires, mères des 210 types de cellules composant un organisme humain, sont vertigineuses. L’accélération des découvertes dans le domaine de la biologie embryonnaire donne corps à des traitements qui relevaient encore hier de la pure science-fiction. Alors que le clonage de type reproductif pour faire naître des bébés identiques à l’individu qui aurait donné son patrimoine génétique reste banni, il existe une pression de plus en plus forte dans les laboratoires pour accélérer les recherches sur ces cellules miracles.

  La décision du gouvernement britannique d’autoriser le clonage d’embryons humains à des fins thérapeutiques bouleverse le consensus établi après la naissance, en 1997, de la brebis Dolly, premier mammifère cloné. Depuis, l’idée même du clonage humain, c’est-à-dire la possibilité de reproduire un individu à l’identique, sans passer par la rencontre d’un spermatozoïde et d’un ovule, a été quasi unanimement condamnée. On n’en est plus là, et, au-delà des perspectives thérapeutiques, l’exemple britannique met sur le devant de la scène des questions éthiques fondamentales, opposant des approches philosophiques différentes entre le monde anglo-saxon, tenant de l’utilitarisme, et les pays latins, attachés aux grands principes de l’humanisme classique. Avec, en toile de fond, des enjeux économiques considérables pour la mise au point des médicaments du futur.

 

3.Les Français

En France, en vertu des lois de 1994 sur la bioéthique, qui doivent être incessamment soumises à nouveau au Parlement, toute recherche sur l’embryon humain est prohibée. Mais les choses ont aussi évolué. Le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) s’est prononcé en faveur de la recherche à partir des embryons surnuméraires créés dans le cadre des procréations médicalement assistées et destinés à être détruits. Ils sont environ 100 000 aujourd'hui. Une possibilité qui sera  soumise aux parlementaires lors de la révision des lois de bioéthique au printemps 2001.

 4.LE CADRE INTERNATIONAL

Au niveau international, l'UNESCO a créé en 1991 un Comité international de Bioéthique (CIB), qui élabore un projet de Déclaration sur la protection du Génome Humain dans le respect des droits de la Personne Humaine.

        Le Conseil de l'Europe a également pris de nombreuses initiatives dans ce domaine. Il a adopté une série de recommandations et de résolutions, mis en place le CDBI (Comité Directeur de Bioéthique) et préparé, puis adopté en 1994, un projet de Convention-cadre de Bioéthique.

        Le Parlement européen, quant à lui, a pris plusieurs résolutions sur des thèmes spécifiques. Il suit les questions de bioéthique, en particulier par l'intermédiaire de son groupe de travail "STOA" (Science and Technology Options Assessment).

        La Commission européenne s'est également fortement impliquée dans ce champ. Au début des années 1990, elle a mis en place deux groupes de travail: les groupes HER (Human Embryo Research) concernant la recherche sur l'embryon et ESLA (Ethical, Social and Legal Aspects of Human Genome) sur  les aspects éthiques de l'analyse du génome humain. A ces deux groupes a succédé aujourd'hui le groupe HEF (Human Embryo and Foetus).

        Il y a lieu de mentionner enfin les programmes-cadre de "recherche et développement technique", d'une durée de 4 ans mis en oeuvre par l'Union européenne. Depuis en effet 1991, fait nouveau, ces programmes comportent des financements particuliers destinés à promouvoir des études et enquêtes sur les implications éthiques des recherches en sciences de la vie.

C.  cote bio-ethique

    1.  La Bioéthique et l'Europe   

Au carrefour de la science, de la philosophie et du droit, la bioéthique prend pour objet de réflexion et de discussion l'ensemble des problèmes éthiques liés aux progrès de la biologie et des pratiques qui en découlent. C'est un domaine largement institutionnalisé: dans la plupart des pays européens, des Comités nationaux d'éthique ont été mis en place; dans d'autres, des Commissions ad hoc opèrent sur la base de mandats sectoriels et/ou temporaires.

Au niveau international, l'UNESCO a créé en 1991 un Comité international de Bioéthique (CIB), qui élabore un projet de Déclaration sur la protection du Génome Humain dans le respect des droits de la Personne Humaine.

Le Conseil de l'Europe a également pris de nombreuses initiatives dans ce domaine. Il a adopté une série de recommandations et de résolutions, mis en place le CDBI (Comité Directeur de Bioéthique) et préparé, puis adopté en 1994, un projet de Convention-cadre de Bioéthique.

Le Parlement européen, quant à lui, a pris plusieurs résolutions sur des thèmes spécifiques. Il suit les questions de bioéthique, en particulier par l'intermédiaire de son groupe de travail "STOA" (Science and Technology Options Assessment).

La Commission européenne s'est également fortement impliquée dans ce champ. Au début des années 1990, elle a mis en place deux groupes de travail: les groupes HER (Human Embryo Research) concernant la recherche sur l'embryon et ESLA (Ethical, Social and Legal Aspects of Human Genome) sur les aspects éthiques de l'analyse du génome humain. A ces deux groupes a succédé aujourd'hui le groupe HEF (Human Embryo and Foetus).

Il y a lieu de mentionner enfin les programmes-cadre de "recherche et développement technique", d'une durée de 4 ans mis en oeuvre par l'Union européenne. Depuis en effet 1991, fait nouveau, ces programmes comportent des financements particuliers destinés à promouvoir des études et enquêtes sur les implications éthiques des recherches en sciences de la vie.

    L'Union européenne et la Biotechnologie

La biotechnologie n'est pas seulement un secteur clé de la recherche et de l'industrie européenne. Elle suscite aussi inévitablement une intense activité réglementaire: directives sur l'utilisation confinée et la dissémination d'organismes génétiquement modifiés, réglementation de nouveaux produits, proposition de directive sur la protection juridique des inventions biotechnologiques...

  Une telle régulation ne se conçoit pas sans y intégrer la dimension éthique. C'est donc pour répondre à cet impératif que la Commission européenne s'est dotée le 20 novembre 1991 d'un Groupe de Conseillers pour l'Éthique de la Biotechnologie (GCEB).

  Philippe Busquin , Commissaire européen chargé de la recherche,

 s'est exprimé au nom de la Commission sur ce sujet délicat.

 « Les avancées scientifiques récentes, en particulier dans le domaine des sciences de la vie, offrent des perspectives d'application très importantes, mais posent des questions d'ordre éthique qui touchent directement une majorité de nos concitoyens  ». La Commission insistait sur la nécessité de promouvoir un espace européen de valeurs éthiques partagées en Europe . Le respect de l'identité nationale des États membres a conduit le Traité sur l'Union européenne, à laisser aux Etats leurs prérogatives pour légiférer en matière éthique, ce qui a produit une grande diversité de législation ou dans certains cas l'absence de règles. « La Commission entend prendre des initiatives pour renforcer les liens entre les comités d'éthique en Europe et l'échange de bonnes pratiques en matière d'évaluation éthique des projets de recherche », propose le Commissaire belge.

Dans le domaine de la recherche biotechnologique, l'action communautaire s'appuie de plus en plus sur « les principes éthiques fondamentaux » les plus rigoureux dans le respect des sensibilités nationales. C'est le cas de la législation communautaire sur la brevetabillité des inventions biotechnologiques qui repose expressément sur le respect des principes fondamentaux garantissant la dignité et l'intégrité de l'Homme et réaffirme le principe selon lequel le corps humain, dans toutes les phases de sa constitution et de son développement, cellules germinales comprises, ainsi que la simple découverte d'un des ses éléments ou d'un de ses produits, y compris la séquence ou séquence partielle d'un gène humain, ne sont pas brevetables.

 

"Cette législation exclut de la brevetabillité le clonage humain reproductif et la commercialisation d'embryons ou d'éléments du corps humain.

 Tout en réglementant les conditions dans lesquelles une invention basée sur de la matière biologique peut bénéficier d'une protection par brevet mais la directive n'a pas pour objectif de fixer les conditions dans lesquelles la recherche elle-même peut s'effectuer" a rappelé Philippe Busquin.

La Commission européenne soutient, au travers du 5ème programme cadre, les recherches dans le domaine biomédical dans le respect des principes éthiques fondamentaux en excluant de manière parfaitement explicite les recherches portant sur des techniques de clonage à des fins reproductives ou thérapeutiques. « Bien que la Commission ne veuille ni légiférer ni harmoniser dans le domaine de l'éthique, l'Espace européen de Recherche a pour objectif de contribuer au débat dans le respect de la diversité des cultures et des sensibilités européennes » a conclu, le Commissaire Philippe Busquin.

 

2. LÉGISLATION EUROPÉENNE

 Article 3 : Droit à l'intégrité de la personne

" C'est le seul domaine vraiment nouveau abordé par la Charte quand on la compare à d'autres textes du même genre ", déclare Noëlle Lenoir, Présidente du Groupe européen d'éthique des sciences et des nouvelles technologies, un organe consultatif indépendant qui conseille la Commission européenne. " Il n'est pas fait mention de cette question dans la Déclaration universelle des droits de l'homme ou la Convention européenne des droits de l'homme. La Charte établit un nouveau droit civil au respect de l'intégrité physique et mentale. C'est très important quand on pense à l'avenir de la médecine. Le corps humain, ses parties et ses produits tendent à devenir des biens de consommation thérapeutiques. Pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, nous pouvons produire la vie humaine. Nous avons la possibilité de créer des embryons et même de créer des clones.


" L'Article 3 fait référence aux droits individuels, qui sont toujours à la base de la Charte. Le droit à l'intégrité physique et mentale signifie que la personne a le droit de savoir ce qui est fait à son propre corps, par exemple au cours d'un traitement.

 La Charte affirme la liberté de disposer de son corps.
" Le deuxième aspect est le respect du consentement libre et éclairé du patient. Le consentement éclairé constitue la base de la bioéthique. Les droits de l'homme et du citoyen ont pris une nouvelle dimension en raison de la capacité d'intervention potentielle de la médecine dans le corps humain. Ce n'est pas entièrement nouveau, mais c'est très important.

" Le troisième point concerne l'eugénisme et la fabrication d'êtres vivants. Il interdit les pratiques eugéniques. L'eugénisme peut aujourd'hui prendre la forme d'une sélection des personnes qui naissent. Le clonage suppose la manipulation du vivant et, bien que la formulation ne soit pas très claire, elle laisse entendre que cette pratique n'est pas conforme aux droits de l'homme. C'est une question de non-discrimination : les personnes ne peuvent être produites comme des biens de consommation.


" L'Article 3 interdit aussi le clonage reproductif des être humains - il ne peut y avoir de bébés "Dolly". Ce principe est plus ou moins accepté par la population européenne parce qu'une telle perspective ne s'accorde pas avec notre conception des droits de l'homme. Mais si l'on examine la situation américaine, il apparaît que les efforts de Clinton et d'autres pour amener le Congrès à légiférer en vue d'interdire le clonage reproductif ont échoué. Il est impossible de réglementer la recherche aux États-Unis, à cause du poids des lobbies industriels. Donc, c'est aussi une question de responsabilités mondiales. Cet article condamne la commercialisation du corps humain. En Europe, ce principe est déjà inscrit dans le droit commun, mais aux États-Unis, on peut acheter des embryons.
" Enfin, il importe de comprendre que cet Article est le résultat d'un consensus. Il ne couvre pas les points controversés comme le clonage thérapeutique ou la recherche sur l'embryon.
" La biotechnologie et la génétique représenteront le véritable défi pour les droits de l'homme dans ce nouveau siècle ", conclut Mme Lenoir. " La Charte donne une indication des priorités européennes dans ce domaine. "

   

Le Groupe Européen d'Ethique des Sciences et des Nouvelles technologies (GEE) est une instance pluridisciplinaire placée auprès du Président de la commission Européenne, présidé par Mme Noëlle LENOIR (France).Le GEE a donné son avis sur la recherche des cellules souches humaines et e leur perspectives thérapeutiques :"Il estime que pour l'heure, la création d'embryons par transfert de noyaux de cellules somatiques (clonage thérapeutique) pour les besoins de la recherche sur la thérapie cellulaire serait prématurée , étant donné qu'il existe un vaste champ de recherche à explorer à l'aide d'autres sources de cellules souches humaines :à partir d'embryons surnuméraires ,de tissu fetal et de cellules souches adultes."

 

3. LA VIE D'UN CLONE

Cloner un humain: la proposition est, en une séquence légèrement décalée, effrayante puis séduisante. Effrayante, parce que nous sentons bien, intuitivement, qu'on touche là à quelque chose de tabou, à ce qui fonde notre civilisation: l'unicité de l'être. Mais cette idée nous séduit secrètement, parce qu'elle laisse miroiter le fantasme le plus fou, qui tourmente les hommes depuis la nuit des temps: l'immortalité. Nous nous survivons bien sûr dans nos enfants et nos oeuvres, mais se perpétuer par un clone, sans mélanger ses gènes avec personne, c'est d'un tout autre ordre: nous pourrions alors échapper à notre destin mortel!

C'est pourquoi le clonage ne sera jamais une alternative à la stérilité des couples, entre la fécondation in vitro et les traitements hormonaux. Un couple veut un enfant qui soit le fruit de l'union de ceux qui le forment. Un clone ne sera jamais que la réplique de l'un des conjoints, il ne sera même pas sa fille ni son fils, mais son jumeau. Encore ces «jumeaux» seront-ils dans un rapport inégalitaire, l'un ayant engendré l'autre. Quant à l'autre conjoint, comment appellera-t-il ce clone qui ne sera pas son enfant, mais une sorte de beau-frère ou de belle soeur ?

 

 Une existence vouée à l'échec

Techniquement, le clonage humain est possible, ou le sera un jour ou l'autre, qu'importe. Mais psychologiquement, que sera cette existence? Par similitude, on peut évoquer le destin souvent difficile des «enfants de remplacement», puisque la démarche des parents est comparable: il s'agit de remplacer un enfant disparu par un autre, très vite et sans avoir fait le deuil du précédent, en faisant en sorte qu'il incarne celui qu'on a perdu. Dans ce cas aussi, le remplaçant est moins un individu en soi que l'incarnation d'un autre. Il aura donc fort à faire pour revendiquer et affirmer son identité propre. «Aux yeux d'autrui, l'enfant de remplacement n'existe pas car il est condamné à être l'"autre". Il est inintéressant en tant que personne, transparent, invisible», écrit le psychiatre Maurice Porot dans «L'enfant de remplacement» (Ed. Frison-Roche). Des exemples? Van Gogh, Dali, Hermann Hesse, Rilke, Althusser...

Le raisonnement s'applique parfaitement au clone, conçu pour être le pur reflet de sa génitrice ou de son géniteur, porteur de son histoire, et donc interdit d'existence propre. Un enfer, littéralement, qui selon le psychiatre de la famille Gérard Salem ne peut déboucher que sur la folie (lire interview). Peut-être faudrait-il nuancer: après tout, est-il exclu qu'un clone puisse vivre une enfance et une histoire «normales»?

 

Délire narcissique

S'il y a lieu de s'inquiéter du sort du clone, il faut aussi s'interroger sur celui ou celle qui se fait cloner. Cette démarche n'est rien d'autre qu'un délire narcissique. «Tu seras moi, mon fils!», tel est l'héritage empoisonné qu'ils légueront à leur «jumeau»...

Pour Lucien Sfez, professeur de science politique à la Sorbonne, le clonage menace l'existence même de la société humaine («Science & Vie» N° 956): «Au niveau anthropologique, on ne sait plus si le clone est le frère ou le fils de l'original, ce qui anéantit la notion même de filiation. C'est la fin de la famille engendrée, partant la fin de l'interdit de l'inceste.»

Le clone comme destructeur de la société humaine: on est loin de ce «meilleur des mondes» où les plus riches auraient plusieurs clones à disposition, les uns pour se perpétuer dans la plus grande pureté, les autres pour fournir des organes à l'original vieillissant..

Dans les années 1970, les ethiciens se penchaient déjà sur les dangers du clonage. Conviés à s'emparer avec eux de cette question, plusieurs scientifiques auraient fini par décliner l'invitation. Une retraite en bon ordre invariablement justifiée par la crainte de voir le débat parvenir aux oreilles du public et conforter sa vision d'une science irresponsable.

Tombé en désuétude pendant quelques années, il resurgit aujourd'hui à la faveur de l'expérience menée par l'équipe du Dr Ian Wilmut, de l'Institut Roslin d'Edimbourg. Avec cette interrogation lancinante: pourrait-on justifier d'une quelconque façon le clonage humain?

 

«En immunologie, les chercheurs sont notamment très concernés par les phénomènes de rejet d'organes qui touchent de nombreux transplantés, commente le professeur Rolf Zinkernagel, de l'Institut d'immunologie expérimentale de l'Université de Zurich et Prix Nobel de médecine en 1996.

On pourrait donc imaginer de disposer d'un double comme réservoir de pièces détachées pour chaque être humain. D'un point de vue purement pratique, ce serait l'idéal. Mais la science n'est pas purement pratique. Elle est faite par des hommes et je n'en connais pas un qui oserait justifier la guérison d'un être par la souffrance d'un autre, fût-il un clone, même décérébré. Le clonage humain n'a tout simplement aucune justification.»Dossier préparé par Pierre-Yves FREI

4. Le progres

+ Le progrès conduit au vice. Sénèque , Montaigne , Rousseau , considèrent que le progrès des sciences et des techniques n'a répandue que le vice ,la servitude ,la discorde. L'homme ne vit que pour l'apparence .Le progrès , non seulement corrompre la nature de l'homme, mais de plus il s'oppose aux lois qui gouvernent l'ordre naturel. L'homme , grâce à la technique s'est affranchi des nécessités naturelles et il a donc pu accroître sa liberté ,ouvrir de nouveaux horizons , améliorer ses conditions d'existence .

- L'homme doit s'affranchir des contingences naturelles. Toutes les dispositions naturelles de l'homme sont déterminées de façon à parvenir un jour à leur complet développement ; elles peuvent et doivent donc êtres améliorées , afin que l'humanité réalise son développement historique ,à savoir la liberté. «Plus le niveau de la technique est élevé ,plus les avantages que peuvent apporter des progrès nouveaux diminuent par rapport  aux inconvénients. »SIMONE WEIL

5. différents Avis sur le clonage :

v     " En me mettant à la place de parents stériles désirant un enfant et pour qui le clonage reste la seule solution, je pense que ça peut être une bonne chose, peut on refuser à un couple d'avoir un enfant ? Mais je pense tout de même que la légalisation du clonage légalisation du clonage serait une porte ouverte à la destruction humaine: armée de clones, commerce sur la vie, réincarnation etvie éternelle. Cette découverte apparaît très attrayante mais le revers de la médaille est trop important pour faire n importe quoi. Il ne faut pas aller contre la nature mais la laisser faire. "  Renaud, 21 ans
" Je pense que le clonage est dangereux pour l'Humanité. L'homme ne doit pas dépasser certaines limites et faire du bénéfice sur la vie. Le problème est justement de fixer ces limites ! C'est aussi une nouvelle science qui permettrait de sauver des vies par le transgenisme appliqué aux animaux. Je sais que la population n'est pas assez renseignée sur les techniques de clonage, leurs applications et les répercutions bénéfiques ou néfastes qu'elles peuvent engendrer. "  Jessy, 1 9 ans, étudiant" Je considère que nous ne sommes pas réellement au courant de ce que c'est. Le clonage appliqué aux animaux n'est pas une mauvaise chose mais quand il s'agit de l'homme c'est autre chose. Savoir que nous ne sommes pas nés du " hasard ", qu'il n'y a plus cette notion d'individu unique, ça me fait peur d'avoir un enfant qui me ressemblerait un peu sur le plan psychologique. La psychologie du clone n'est pas assez prise en compte par ceux qui pensent clonage. "Sandrine, 20 ans, étudiante
" Le clonage remet en cause toutes les sciences actuelles, telles que l'insémination artificielle, le don d'organe, l'avortement... Le clonage humain impliquerait de prendre l'homme comme un " moyen " et non comme un citoyen car il y a fabrication d'un être. Ceci pose aussi le problème du statut de l'embryon : à partir de quand peut on dire qu'il est considéré comme un être vivant. Ce qui est une bonne chose c'est de lancer le débat avant que le clonage humain devienne réalité ; de plus il est tout aussi important d'informer la population sur ce sujet pour que chacun possède les données d'un problème complexe. Ce n'est pas aux gouvernements seuls de pendre de telles décisions mais c'est à nous tous d'en décider, en ayant avant pesé le pour et le contre. Chacun doit se sentir concerné car c'est l'avenir de notre société qui est enjeu. "Nicolas, 21ans, étudiant

d. conclusion

Dr Richard Seed planifie d’ouvrir une clinique spécialisé en fertilité en clonant des humains. La plupart des développements de clonage ne vont de toute façon pas dans la direction du clonage humain mais plutôt en direction du clonage thérapeutique pour mieux comprendre le développement de la cellule , l’hérédité et la structure génétique de l’être humain. Voici quelques développements de clonage possible au futur.

Les animaux transgenétiques sont très important pour la recherche biomédicale et des médicaments. Si des gênes humains sont transposé dans une cellule animale comme brebis ou cochon, cet animal transgenique peut produire des protéines humains dans son lait. Ils produisent aussi de l’insuline pour les diabétiques. La technique de nos jours n’est pas encore suffisante car pas toutes les cellules se développent du chemin désiré. En plus c’est très chère et dure longtemps.

v     La recherche du clonage peut aider au traitement de maladies car les chercheurs peuvent reprogrammer les cellules. Comme ça des cellules de la peau peuvent être programmé pour produire de l’insuline et être implanté dans le pancréas d’un malade diabétique.

v     Le Parkinson qui est une maladie dégénérative du cerveau car les neurones ne peuvent pas se régénérer , alors le clonage peut reprogrammer des cellules en neurones pour guérir la maladie de parkinson.

v     A travers du clonage la transplantation d’organes peut avoir beaucoup plus de succès. Comme il n’y a pas assez d’organes compatible sur le marché, la Xeno transplantation peut être la solution. Le grand problème de la xeno transplantation est que des protéines produites sur la surface de l’organes résultent un rejet de l’organe. Avec le transfert de noyau les animaux peuvent produire des organes enveloppé par des cellules humains compatible sur leur surface. Au futur c’est même possible de produire des organes humain en dehors du corps. Alors que l’homme peut produire ses propres organes de rechange ,quel avenir!

v     Le transfert de noyau peut aussi être utilisé en agriculture. Le clonage donne la possibilité de produire des animaux se souche qui ont que la meilleur qualité de tout, et résistant à toutes les maladies.

v     Le clonage peut amener à la conservation génétique. Des cellules importé montrent toujours des résistances à un climat et des maladies locales qui peuvent être in désiré sur une autre place et seront effacé. Avec le clonage toutes ces informations peuvent être gardé pour le futur.

v     Le clonage peut aussi aider dans l’élimination de maladies mitochondriales . La mitochondries d’une cellule contient leur AND, séparé du noyau. Certaines maladies sont ancré dans cette AND et hérité par la mère. En utilisant un ocyte d’un donneur sain la maladie mitochondrial sera éliminé.

La recherche de la technique de clonage ne stoppe pas. A Hawaii des souris ont été cloné avec une technique plus sure et moins chère que celle de Dr Wimut et Dolly.

Le transfert de noyau permet l’étude du développement de la cellule, et la découverte du mécanisme dans lequel la multiplication de la cellule se fait. La technique donnera des informations comment une cellule se différencie et se spécifie.




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